Bien souvent, ce qui est intéressant dans une histoire n’est pas la fin, mais tous les événements qui y mènent. Les péripéties et rebondissements constituent en effet la majeure partie d’une histoire en termes de longueur.

C’est donc cette étape de la structure d’une histoire qui va faire que lecteur passe un bon moment ou non pendant sa lecture.

Nous allons donc voir comment les actions ascendantes fonctionnent dans un récit et comment les utiliser pour écrire une belle histoire.

Que sont les actions ascendantes ?

Ce sont une série d’événements imprévus et de décisions du personnage principal qui se compliquent progressivement et qui font avancer l’intrigue jusqu’au climax. Elles affectent le déroulement narratif de l’œuvre et ont pour but de soutenir l’intérêt du lecteur.

On peut aussi appeler cette étape « les complications progressives », « les rebondissements », « les incidents », « les péripéties », etc.

J’utilise le terme « ascendant » car les actions s’intensifient de plus en plus jusqu’à aboutir au point culminant : le climax. C’est à ce moment là que le personnage aura à prendre une décision finale d’une grande importance.

Voici la structure dramatique d’un récit :

Les actions ascendantes démarrent après l’élément déclencheur et aboutissent au climax. Elles constituent la partie la plus longue et contiennent la plupart des événements de l’histoire.

Comment fonctionnent les actions ascendantes dans l’histoire ?

Elles ont pour but d’amener le protagoniste à prendre une décision difficile et cruciale à la fin de l’histoire.

Malheureusement, la plupart des gens n’aiment pas prendre de décisions, il en est de même pour les personnages. Il faut donc faire en sorte de mettre le personnage dans une situation où il est obligé de prendre une décision.

Pour cela : ce moment du récit consiste à plonger le (ou les) personnage(s) dans une série d’événements leur imposant des choix qui se compliquent progressivement.

Le moment de décision est une crise pour le personnage principal. Cette crise demande de faire un choix entre deux valeurs conflictuelles qui sont évidemment en lien avec le thème de votre histoire.

C’est de là que vient le drame : du conflit entre les deux valeurs et du choix nécessaire du protagoniste. L’intrigue est dirigée par le conflit, mais le conflit n’est pas là pour se suffire à lui-même, il doit servir le choix.

Ce sont donc les décisions des personnages qui font l’efficacité d’une histoire, pas seulement les événements qui surviennent.

Comment bien utiliser les actions ascendantes ?

Il faut dans un premier temps déterminer le choix principal auquel le protagoniste sera confronté. Celui-ci oppose généralement deux valeurs qui sollicitent le thème principal de votre histoire.

Ensuite, il faut se demander comment le personnage en est arrivé à cette prise de décision indispensable. Quelles complications et choix ont mené au point culminant ?

Une fois que vous avez noté tous les choix auxquels le personnage est confronté dans l’histoire, vous pouvez organiser les événements et scènes de l’histoire autour de ceux-ci.

Rappelez-vous que chaque scène doit contenir des actions ascendantes, avec des choix effectués par les personnages. Ce sont eux qui influencent le déroulement de l’histoire et qui mèneront jusqu’au choix final.

Ce sont ces choix qui sont au cœur du drame et qui rendent chacune des scènes indispensables à l’histoire et intéressantes pour le lecteur. Pour tenir le lecteur en haleine, le conflit doit s’intensifier progressivement, ce qui signifie que les complications sont de plus en plus importantes, imposants des choix de plus en plus significatifs.

C’est donc en déterminant les choix auxquels vos personnages sont confrontés que vous déterminerez les actions de votre histoire.

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