Beaucoup de gens rêvent de devenir écrivains. Mais peu d’entre eux arrivent à terminer un roman et encore moins deviennent réellement écrivains professionnels.

Il y a une grande diversité d’écrivains, qui ont tous des personnalités différentes et une façon d’écrire propre à eux. C’est pour cette raison qu’il est difficile de dresser un portrait de l’écrivain type avec des qualités indispensables.

Cependant, devenir écrivain impose de passer par un certain nombre d’étapes que vous n’arriverez pas à surmonter si vous vous n’avez pas les aptitudes nécessaires. Voici donc les cinq qualités essentielles pour devenir écrivain.

Savoir se relever

L’écrivain est continuellement confronté à l’échec. Il doit donc apprendre à l’apprivoiser. C’est-à-dire le reconnaître, l’accepter et en tirer parti.

Comme avec beaucoup d’arts créatifs, il faut investir beaucoup de temps et d’énergie dans l’écriture avant de réussir à faire quelque chose de vraiment bien. Il est parfois difficile de ne pas tomber amoureux de ce que l’on a écrit et de voir ses défauts, mais c’est nécessaire pour s’améliorer et ne pas tomber dans le déni puis l’abandon.

Il est important de réaliser qu’il est normal et inévitable d’échouer lorsqu’on débute l’écriture et même pendant plusieurs années. Il faut alors prendre conscience que ce n’est pas nous qui sommes un échec en tant qu’écrivain, mais seulement un de nos projets. En réfléchissant à ce qui n’a pas marché et en persévérant, on ne peut que s’améliorer et faire mieux la fois suivante.

Si vous vous sentez démoralisé parce que personne ne trouve votre texte assez bon, rappelez-vous que le manuscrit de Harry Potter à l’école des sorciers a été refusé plus d’une dizaine de fois lorsque J.K. Rowling l’a présenté à des éditeurs.

Stephen King, lui, accrochait les lettres de refus de la part des éditeurs au mur de sa chambre avec un clou. Au bout de quelques années, il a dû remplacer le clou par un plus long. Il a continué d’écrire de nouveaux romans pendant des années avant qu’on accepte enfin de publier son premier livre.

Embrasser la pratique

L’écrivain a un désir d’apprendre. Il doit vouloir s’améliorer constamment et donc s’investir dans son activité.

Si vous voulez devenir écrivain, il faut consacrer du temps et de l’énergie à l’écriture. Il n’y a pas de secret, il faut écrire, écrire, écrire. Mais il faut aussi réécrire.

Une fois que vous avez terminé votre premier jet, vous êtes à peine plus loin que la moitié du chemin. Vous devez le reprendre encore et encore pour l’améliorer. Un livre doit être abouti. Un premier jet ne l’est pas. La flemme est donc à abandonner au profit du fignolage et de l’achèvement.

L’écrivain doit donc crever d’envie d’écrire pour faire toujours mieux, que ce soit d’un livre à un autre ou au sein d’un même livre.

La passion

Vous l’aurez compris : écrire et publier un livre est un labeur inégalable. Cela demande des centaines d’heures de travail, des années d’entraînement, une résistance à l’échec et une persévérance infaillible. Cela paraît être une tâche insurmontable.

On peut alors se demander comment on fait ces écrivains qui se sont battus pendant des années, qui ont enchaîné les échecs et se sont toujours relevés alors qu’ils n’étaient même pas sûrs de réussir un jour à être publiés. Sont-ils des êtres supérieurs ou seulement masochistes ?

En réalité, aucun des deux : ils sont passionnés. Lorsqu’on aime écrire, que cela nous fait du bien, on continue à le faire même si personne ne veut nous lire ou nous publier.

Comme dans les autres domaines de la vie, si l’on travaille à l’enthousiasme, on n’a pas besoin d’avoir une carotte au bout de la corde pour nous motiver. Voir l’écriture comme une fin en soi, plutôt que comme un moyen de parvenir à la publication est bien plus motivant.

Un écrivain publié fait exactement la même chose qu’un écrivain non publié : il écrit tous les jours avec application. Vous devez donc aimer raconter des histoires et être motivé par l’idée d’écrire, plus que par celle de devenir auteur. La publication n’est pas une fin en soi, mais l’écriture l’est.

La régularité

La régularité est la clé de tout. C’est en ayant de bonnes habitudes quotidiennes que l’on parvient à réaliser de grandes choses. Écrire un livre en est une.

L’écriture doit faire partie de vos habitudes quotidiennes si vous souhaitez devenir écrivain. C’est indéniable. Elle doit être complètement ancrée dans votre mode de vie.

L’écriture doit être votre priorité. Ou au moins l’une de vos priorités les plus importantes. Vous aurez peut-être besoin de faire quelques sacrifices, comme sortir moins souvent, diminuer votre temps devant la télé ou les réseaux sociaux, etc.

Il faut être prêt à ce que l’écriture prenne beaucoup de place dans sa vie et dans chacune de ses journées si l’on veut devenir écrivain.

L’écoute et l’observation

On dit souvent qu’un écrivain doit être créatif. Mais je pense que la créativité consiste essentiellement à créer des liens entre les choses (Steve Jobs dit « connecting the dots »). Je m’explique : c’est en allant chercher des idées dans des endroits insoupçonnés et en les réutilisant dans des domaines ou contexte complètement différent que l’on parvient à créer quelque chose d’original.

Être créatif consiste tout d’abord à être curieux : il faut être habitué à observer le monde autour de nous et à se demander en quoi ce qu’il se passe, ce que nous voyons ou entendons est intéressant et comment on peut le réutiliser.

Faites preuve d’empathie : ressentez les choses, mettez-vous à la place des autres, posez-vous des questions, essayez de comprendre les choses.

La créativité commence par l’écoute et l’observation.

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