Combien de fois avez-vous abandonné une histoire en cours d’écriture ?

Commencer à écrire est une chose, mais parvenir au bout de son texte est une tout autre épreuve.

Tenir son rythme d’écriture sur la durée peut être très difficile.

L’écrivain rencontre de multiples obstacles et fait face au doute.

1. « Mon texte doit être parfait »

Il y a notamment trois croyances limitantes qui sont très dangereuses et qui peuvent nous faire arrêter d’écrire.

Le perfectionnisme est une bonne chose… quand on l’utilise au bon moment.

Et la phase de premier jet n’est pas le bon moment.

Le danger, lors de cette étape, est de revenir constamment sur ce que l’on a écrit pour corriger ou améliorer son texte et de ne (presque) rien écrire de nouveau chaque session d’écriture.

L’écriture de l’histoire avance donc de moins en moins et cela mène souvent à l’abandon.

2. « Mon histoire est mauvaise »

Cette croyance est généralement la suite logique de la première.

On recherche la perfection, mais on constate que son travail ne s’en approche même pas.

C’est en revenant sur ce que l’on a déjà écrit que l’on constate toute les imperfections de son texte. On voit alors les défauts de style, les longueurs, les faiblesses dans l’intrigue…

On en vient alors à penser que son travail est mauvais.

Et à la fin, cela peut mener à la pire des croyances…

3. « Je suis un mauvais écrivain »

C’est l’idée la plus destructrice pour la motivation d’un écrivain.

Douter de son travail finit par faire douter de soi-même.

Et cela est bien plus grave.

Il n’est pas grave d’essuyer un échec, car il est possible de se relever après. Mais comment se relever si l’on pense que l’on est soi-même un échec ?

Vous l’avez compris, ces croyances sont destructrices pour nos écrits, mais aussi pour notre carrière d’écrivain.

Mais il y a une solution pour les éviter.

Ces croyances viennent avec le temps.

Au début, lorsqu’on couche les premiers mots d’une histoire sur le papier, on ne pense pas à tout ça.

Mais elles viennent ensuite lorsqu’on commence à s’investir sur la durée dans cette histoire et surtout, lorsqu’on relit ce qu’on a écrit.

La solution consiste donc à écrire vite. À achever le premier jet de son histoire le plus vite possible. Et à ne pas autoriser les remises en question avant que celui-ci ne soit terminé.

À titre d’exemple, j’ai commencé à écrire une nouvelle il y a environ deux semaines.

Ces derniers jours, j’ai commencé à douter de l’intérêt de cette nouvelle, à me demander si elle avait vraiment du potentiel pour devenir une bonne histoire.

Vous voyez l’erreur ?

Si j’avais écrit cette nouvelle seulement en quelques jours, en revenant le moins possible sur ce que j’ai déjà écrit, je n’aurais pas eu le temps de penser à tout ça, j’aurais encore cette fougue que l’on a au début d’un nouveau projet.

Aujourd’hui, j’ai presque oublié pourquoi je trouvais que cette histoire était une bonne idée au départ.

Si je l’avais écrite d’une traite, je serais parvenu au bout sans difficulté, et ce n’est que pendant la correction que j’aurais constaté (ou pas) les faiblesses.

Pour conclure, les meilleures choses à faire pour éviter ces croyances limitantes qui nous poussent à arrêter d’écrire sont :

1. Écrire rapidement en essayant  d’achever son texte le plus tôt possible.

Pour cela, le mieux est de commencer par écrire des nouvelles lorsque l’on débute.

Un roman est une tâche beaucoup trop imposante lorsqu’on n’a pas d’expérience.

Alors qu’une nouvelle peut se terminer très rapidement et permet alors de se mettre en confiance pour la suite.

2. Ne pas revenir sur son texte avant l’achèvement du premier jet.

Les doutes et remises en question sont ensuite possibles pendant les phases de correction et de réécriture.

Ils sont à ce moment-là indispensables pour améliorer son texte.

3. Accepter que son texte va être mauvais.

Et oui ! Il faut du temps et de la pratique pour devenir bon dans ce qu’on fait, quel que soit le domaine.

L’écriture n’échappe pas à la règle.

Vos premiers texte seront donc au mieux pas terribles.

Mais il faut l’accepter, car sans ces textes pas terribles, les bons textes qui suivent ne peuvent pas exister.

En écrivant rapidement et en achevant plusieurs nouvelles, on ne peut que s’améliorer.

Donc, ne nous laissons pas arrêter par ces croyances limitantes et écrivons !

À vos plumes !

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